La Slovaquie ne subventionnera plus les organisations homosexualistes

Homosexualistes

La ministre slovaque de la Culture, Martina Simkovicova, a déclaré qu’elle retirera des subventions aux organisations homosexualistes après l’annonce d’un atelier „Drag” à Kosice, dans l’est du pays.

La Slovaquie va s’opposer aux lobbies homosexualistes

.L’atelier „Drag” qui doit se tenir fin janvier dans la ville de Kosice serait passé inaperçu s’il ne s’était pas avéré qu’il était organisé par une association homosexualiste („LGBTI”) qui avait été subventionné par le gouvernement slovaque. C’est ce qui ressort de la déclaration de la ministre de la Culture, Martina Simkovicova, issue du parti nationaliste SNS membre du gouvernement de Robert Fico.

La coalition gouvernementale est composée, depuis octobre 2023, des partis de gauche SMER et HLAS et des nationalistes du SNS. Robert Fico est ainsi revenu au pouvoir, après avoir déjà été Premier ministre de la Slovaquie de 2006 à 2010 et de 2012 à 2018.

Selon Simkovicova, l’association Saplinq „a reçu l’année dernière une subvention de 10 000 euros du ministère de la Culture, une de 12 000 euros du Fonds pour la promotion des arts, puis deux de 8 000 et 5 000 euros. De la part du ministère de l’Éducation et de l’Institut national de l’éducation et de la jeunesse, les organisateurs de l’atelier Drag ont reçu deux tranches financières d’un total de 336 000 euros. D’autres aides gouvernementales ont aussi été versées”.

La ministre de la Culture a ensuite annoncé qu’elle n’accordera plus de subventions „pour former les jeunes à la sexualisation via les organisations homosexualistes”.

Les questions budgétaires mises en avant

.Afin de justifier sa décision, Mme Simkovicova a mis en avant l’état des finances publiques slovaques : „Je serais intéressée de savoir ce que les habitants de Kosice eux-mêmes ont à dire sur le soutien à cette ONG. La ville leur a fourni 5 000 euros, mais le 1er décembre, en raison du manque de fonds, elle est officiellement entrée en situation de crise et si elle n’augmente pas les impôts, elle est menacée d’administration dirigée”.

L’association Saplinq a protesté via un communiqué publié sur son site Internet : „Saplinq s’oppose fermement aux propos de la ministre de la Culture Martina Simkovicova qui, dans sa déclaration d’hier, a ridiculisé et rabaissé les activités éducatives et culturelles de Saplinq”.

Par „activités éducatives et culturelles”, Saplinq veut dire qu’elle organise des „pride”, c’est-à-dire des manifestations homosexualistes publiques, et qu’elle „forme chaque année des centaines d’animateurs de jeunesse de toute l’Europe dans le cadre du programme Erasmus+”. „Depuis douze ans, Saplinq complète et remplace l’État dans la protection et la défense des droits de l’homme des personnes LGBTI+”, ajoute Robert Furiel, le directeur de l’organisation.

Par ailleurs, Saplinq se targue d’avoir „le soutien de l’Union européenne, qui traduit la défense de ses valeurs, y compris l’égalité pour tous et la non-discrimination, en actions concrètes”.

„La révolution conservatrice en Europe de l’Est”

.”Les sociétés d’Europe centrale se rebellent contre une modernité que voudraient leur imposer l’Union européenne. Au fond, il s’agit toujours de combattre le matérialisme, la décadence des mœurs, l’universalisme excessif, pour défendre l’enracinement, la spiritualité éthique, et les identités” écrit la philosophe Chantal Delsol dans un article paru dans „Wszystko co Najwazniejsze”.

„Les sociétés d’Europe centrale et orientale, enfermées derrière le rideau de fer, vivaient une histoire qui n’en était plus une, une sorte de temps arrêté. Leurs relations avec le monde extérieur étaient rares et interdites. Pendant ce temps, l’Occident évoluait rapidement. Lorsque le mur de Berlin tombe, et lorsque les relations entre les deux Europes se mettent en place pour façonner les institutions communes, les sociétés d’Europe centrale découvrent à l’Ouest un paysage mental tout à fait nouveau. On peut appeler ce paysage celui de la post-modernité”.

„La révolution conservatrice raconte un dégout de l’évolution moderne vers le capitalisme et le matérialisme. Elle hait le bourgeois, prototype du matérialiste. Elle réclame l’enracinement dans les principes éthiques et religieux, le nationalisme, le retour à la terre, le réalisme contre les utopies. Elle veut la communauté contre l’individualisme, l’élite contre l’égalitarisme”.

Les sociétés d’Europe centrale se rebellent contre une modernité que voudraient leur imposer l’Union européenne. Au fond, il s’agit toujours de combattre le matérialisme, la décadence des mœurs, l’universalisme excessif, pour défendre l’enracinement, la spiritualité éthique, et les identités”.

Nathaniel Garstecka

Materiał chroniony prawem autorskim. Dalsze rozpowszechnianie wyłącznie za zgodą wydawcy. 15 stycznia 2024