„Les membres de l’OTAN doivent porter leurs dépenses militaires à 3% du PIB” – Andrzej Duda

3% du PIB

Le président Polonais Andrzej Duda appelle les pays membres de l’OTAN à accroitre leurs dépenses militaires à 3% du PIB afin de faire face efficacement à l’impérialisme russe.

Le président polonais en déplacement en Amérique du nord

.Andrzej Duda a effectué une tournée diplomatique en Amérique du nord, en commençant par les Etats-Unis et en finissant par le Canada. Après avoir prononcé un discours à l’ONU, rencontré le 45ème président américain Donald Trump puis les représentants républicains et démocrates du Congrès dans le but de peser sur l’adoption d’un programme d’aide de 95 milliards de dollars en faveur de l’Ukraine, d’Israël et de Taïwan, il s’est envolé pour Vancouver.

Au Canada, le président polonais a été accueilli par la communauté polonaise locale, a visité la base militaire Esquimalt et s’est entretenu avec le Premier ministre Justin Trudeau. Les sujets abordés par les deux chefs d’Etat ont été divers et variés: coopération polono-canadienne, sécurité, projets économiques communs, préparation du sommet de l’OTAN de Washington, nouvelles technologies, énergie nucléaire. „Notre coopération militaire avec le Canada est riche et contribue à la sécurité de notre région en Europe. Evoquer cela dans le cadre du prochain sommet de l’OTAN est fondamental”, a déclaré le chef d’Etat polonais.

Objectif : 3% du PIB

.Le président Duda a souhaité aborder le sujet des dépenses militaires des pays membres de l’OTAN. La Pologne fait figure de bon élève de l’Alliance, avec un effort de défense se situant à 4% du PIB, tandis que le Canada n’en consacre que 1,3%, faisant ainsi partie des pays ne respectant pas leurs engagements auprès de l’organisation (2% minimium). Les dépenses de la Pologne ont grandement augmenté ces dernières années, le pays étant confronté à un retour de l’impérialisme russe en Europe de l’est.

La Pologne est aussi le pays allouant le plus de fonds aux achats d’équipements : 54% de ses dépenses de défense (14% pour le Canada). Andrzej Duda a proposé de porter les dépenses militaires des pays de l’OTAN à 3% du PIB.

„C’est le chemin que nous devons suivre face à la montée de l’impérialisme russe, face à l’agression contre l’Ukraine, face à la menace que fait aujourd’hui peser Moscou sur les pays membres de l’OTAN, sur l’Europe et sur le monde”, a-t-ajouté.

„Cette guerre doit mener à la liquidation de l’oblast de Kaliningrad”

.”Un empire impuni ne fait que s’enhardir”, explique Eryk Mistewicz, Président de l’Institut des Nouveaux Médias et éditeur de „Wszystko co Najważniejsze”.

„La guerre en Ukraine déclarée par la Russie ne peut se terminer que de manière honnête : indemnisation des dommages, traduction en justice des auteurs des crimes, retrait des troupes des territoires occupés. C’est la base du plan de paix en 10 points de Zelensky. En Europe centrale, nous savons que si l’agresseur n’est pas puni et les crimes ne sont pas jugés, la situation se reproduira dans quelques années, avec une prochaine tentative d’expansion néo-impériale, mais en plus gros. Depuis plus de trois cents ans, presque toutes les générations de Polonais, Lituaniens, Lettons, Estoniens, Tchèques, Slovaques, Roumains, Bulgares, dans l’incompréhension de la part du reste de l’Europe, vivent cela : l’agression  dans sa forme la plus sanglante. Devons-nous continuer à faciliter la tâche aux Russes?”

„Kaliningrad est un test décisif de l’approche du monde démocratique envers la Russie, de la prise de conscience de son caractère impérial, érigé par le tsar Pierre Ier, qui avait reconnu que la Russie ne serait un empire que lorsqu’elle aurait appuyé ses frontières occidentales sur les côtes de la mer Baltique et la mer Noire. Je ne peux pas imaginer que Kaliningrad reste plus longtemps – aprés cette guerre – un territoire appartenant à la Fédération de Russie.”

„Le pire, après la guerre, serait de laisser cette enclave russe en Europe comme si de rien n’était. Aujourd’hui, ce sujet doit être discuté, analysé et inscrit à l’ordre du jour des pourparlers de paix qui auront lieu tôt ou tard.”

„La Russie doit être consciente qu’elle ne sortira pas de la guerre en conservant son statu quo, y compris l’enclave de Kaliningrad – sa porte impériale vers l’Europe et son entrepôt de matériel militaire. À son tour, l’Occident doit être conscient de la menace mortelle au centre même de l’Europe.”

Nathaniel Garstecka

Materiał chroniony prawem autorskim. Dalsze rozpowszechnianie wyłącznie za zgodą wydawcy. 26 kwietnia 2024