Piotr ZAREMBA: Mars 1968, un piège tendu par les communistes contre les Polonais
Piotr ZAREMBA

Piotr ZAREMBA

Mars 1968, un piège tendu par les communistes contre les Polonais

Tous savaient que les informateurs étaient partout, que la censure battait son plein. Aux rassemblements antisionistes commandés par les différentes instances du pouvoir, les masses ouvrières adoptaient une attitude passive. Les témoignages sont formels : les gens simples ne comprenaient ni la campagne officielle du POUP, ni les arguments des étudiants révoltés ou, au sens large, de l’intelligentsia. Le conflit était perçu comme une « rivalité au sommet » ou un bras de fer entre les différentes fractions au sein du pouvoir. En même temps, à côté des gens injustement renvoyés de leurs postes et forcés à émigrer, de ceux qui avaient été sans aucun doute lésés, on trouvait certains staliniens indécrottables, d’anciens juges militaires ou des fonctionnaires des organes de la Sécurité de l’Etat. Tout cela n’a fait qu’augmenter la confusion.