
L’enlèvement de l’Europe. Identité, solidarité, subsidiarité dans la pratique de l’intégration européenne
Dans la pratique de l’UE d’aujourd’hui, on s’éloigne souvent des racines et des principes initiaux. Elle a été, en parlant au figuré, enlevée. Je garde pour une autre fois la réponse aux questions : par qui et pourquoi. En pratiquant une solidarité sélective – elle s’égare. Elle divise l’Europe, en instaurant deux vitesses et en acceptant que certains soient plus égaux que d’autres. Elle ne veut pas que les fossés entre la « vieille » et la « nouvelle » Union soient comblés, au contraire, elle en crée de nouveaux. Elle rejette la méthode des Pères Fondateurs – celle d’une intégration évolutive, incrémentale – au profit d’une méthode par à-coups, ayant pour effet la perte de confiance des citoyens et le fossé de plus en plus grand entre les élites et les citoyens.