fr Language FlagMon Paris [Nathaniel GARSTECKA]

Mon Paris

Paris est la ville où je suis né, où j’ai grandi, où je suis allé à l’école et j’ai étudié, où j’ai débuté ma carrière professionnelle et où je me suis marié. C’est, avec Varsovie, la ville où je me sens chez moi, car c’est chez moi, c’est ma ville. J’en connais les coins, les recoins, les habitudes des habitants, les quartiers sympas et ceux où il ne faut pas se rendre passé une certaine heure. Bien que je sois désormais installé à Varsovie, j’essaie d’y retourner le plus souvent possible, car ça me permet de sentir vivre la ville et de constater son évolution.

.Commençons par ce que j’aime. Non pas parce qu’il s’agirait de la solution de facilité, ou bien par volonté simpliste d’expédier le bon pour se concentrer sur le mauvais. Non. Si je commence par ce que j’aime, c’est parce que c’est la première chose qui me vient à l’esprit, naturellement, spontanément.

Paris est la plus belle ville du monde. Voilà qui est dit. Pas New-York, pas Venise, pas Barcelone. Paris. Que l’on soit dans le XVIème arrondissement ou le XXème, dans le IXème ou le Vème, on est partout ébloui par la beauté de l’architecture haussmanienne et par les monuments parisiens, notamment les églises. Partout on sent le poids de plusieurs siècles d’histoire de notre civilisation occidentale, le poids de l’héritage européen, le poids de la mémoire de nos ancêtres. A chaque coin de rue nous sommes rappelés à notre patrimoine, à nos origines, à notre identité.

Non, notre identité n’est pas négociable. Non, elle n’a pas vocation à être diluée dans cette bouillie dégradante qu’est le multiculturalisme. Non, les vagues d’immigrés qui entrent en France n’ont pas à venir «comme ils sont». Devenir Français est un honneur, que l’on doit mériter, car il s’agit de s’agréger à un peuple qui a fait l’histoire de l’Europe et du monde. C’est à nous de nous montrer dignes de la France, et pas l’inverse. C’est à nous de faire l’effort de nous élever vers la France, et pas à la France de s’abaisser à nous. C’est aux nouveaux arrivants, uniquement en nombre limité, de consentir aux sacrifices identitaires afin de pouvoir un jour être autorisés, eux ou leurs descendants, d’accéder à la nationalité française.

.J’aime aussi Paris car on y a accès à toute la richesse du patrimoine culturel français. Oui, je parle bien de culture française, ce dont certains responsables politiques nient l’existence. Il suffit de se balader dans n’importe lequel des musées parisiens pour se rendre compte que la France n’est pas un hall de gare sans identité propre. Qu’on ne peut pas faire table rase de qui nous sommes afin d’accueillir le monde entier chez nous. Que nous n’avons pas le droit, par respect pour nos plus de deux mille ans d’histoire, de dévaloriser notre culture.

Paris, c’est aussi la ville où l’on mange bien. Je me dois de l’évoquer, tellement le contraste est flagrant avec la plupart des autres villes. Chaque rue est le théâtre d’une véritable explosion de saveurs:  boulangeries, fromageries, poissonneries, boucheries, restaurants, bistros, brasseries, cafés… il y en a véritablement pour tous les goûts. Passer à 7 heures du matin devant une boulangerie artisanale et sentir l’odeur du beurre chaud est une expérience inoubliable, qui m’accompagne depuis mon enfance. S’installer en terrasse autour d’une planche de fromages et d’un verre, et en face d’un beau monument permet, durant une ou deux heures, de se sentir pleinement immergé dans ce que notre civilisation a à offrir de plus profond: un voyage à travers plusieurs siècles d’histoire. Ici, on peut entendre les bâtisseurs du Moyen-âge construire la cathédrale Notre-Dame. Là, on se sent projeté au milieu de la vie artistique et intellectuelle de la Belle Epoque. Ailleurs, on assiste aux évènements politique du règne de Louis XIV ou à ceux de la Révolution.

.Puis patatras, la bulle éclate. Le rêve prend soudainement fin quand on passe devant la Gare du Nord, le quartier de la Chapelle et de Barbès. Ici, ce n’est plus la France et il ne faut pas avoir peur de le dire. Sous la ligne du métro numéro deux se trouvent les tentes abritant les clandestins, venus d’autres continents. Ces immigrés, légaux ou illégaux, peu importe, sont porteurs de cultures qui ne sont pas les nôtres. Ils viennent d’aires civilisationnelles qui ne sont pas les nôtres, et cela se ressent. Symbole de l’impuissance criminelle de l’Etat, le campement est toujours présent. A chaque tentative de démantèlement il renait, plus grand encore, plus inquiétant, plus oppressant. Les riverains, ceux qui n’ont pas encore fui, sont résignés. Dans les bars, pas de femmes. Que des hommes, dont la culture commande de voiler les femmes et de les cantonner au domicile familial.

Ce n’est pas ça, la France, mais c’est sans doute leur France à eux: la «nouvelle France», comme le disent les hommes politiques de gauche, avides des voix des «nouveaux Français». Paradoxe de l’idéologie progressiste, qui croit pouvoir agréger les «luttes» au nom d’une «intersectionnalité» illusoire et utopique. Le nouvel attentat de Berlin et la simple observation de ce qui se passe dans les pays d’origine des immigrés devraient suffire pour s’en persuader. «Il n’y a pas de France éternelle», «la France est une idée, pas une origine», «nous sommes tous des enfants d’immigrés», disent-ils. Il suffit pourtant de lever les yeux pour se rendre compte que c’est faux. Sans son tissu national pluriséculaire, la France ne serait jamais devenue la France, jamais toutes ces merveilles ne seraient sorties du sol, jamais nous n’aurions pu nous targuer de posséder une telle littérature, un tel art, un tel savoir-faire.

A cela il faut ajouter les choix politique catastrophiques des habitants de Paris. La municipalité socialiste mène une guerre totale à la voiture individuelle, rendant la circulation quasi-impossible, supprimant les places ou faisant augmenter drastiquement les tarifs de stationnement. Si seulement les transports en commun étaient agréables à prendre, mais non! Ils sont sales, on ne s’y sent pas en sécurité et on n’est jamais à l’abri d’un grève des syndicats. On espère en vain que les autorités parisiennes mettent autant d’efforts à redonner son charme à Paris qu’à mener la vie dure aux automobilistes…

Les socialiste et autres progressistes ne comprennent pas qu’ils sont juste de passage sur cette Terre et qu’ils sabotent l’œuvre de dizaines de générations de Français qui ont bâti ce pays et ces villes. Que leur irrespect pour notre histoire est une insulte envers nos ancêtres. Que leur idéologie mortifère contribue au déclin de notre civilisation. Ou plutôt ils le savent, ils en sont conscients, et il s’agit là, pour eux, de raser tout ce qui constitue notre identité afin d’en forger une nouvelle, sur laquelle ils auraient une prise totale.

.Pris en étau entre un Etat qui les a abandonnés et la menace du Grand remplacement, les Français n’osent pas encore se soulever. Ils ont peur de perdre ce qu’ils ont mis des générations à construire. Biberonnés à l’Etat providence et à la société du confort et du spectacle, ils semblent avoir perdu leur instinct de survie le plus basique. Pourtant, le peuple français a toujours su se relever après avoir chuté. Il a toujours su se sortir des nombreuses crises qui ont traversé son pays. C’est sans doute ici l’une des preuves de son génie, génie qui a produit cette fabuleuse culture, ce fabuleux patrimoine et cette fabuleuse ville, Paris. Osons lui accorder encore une chance, une dernière.

Nathaniel Garstecka-Billotte

œuvre protégée par droit d'auteur. Toute diffusion doit être autorisée par l'éditeur 01/08/2026