Nouvelle France contre Ancienne France [Nathaniel GARSTECKA]

Nouvelle France contre Ancienne France, Grand remplacement contre France éternelle, Jean-Luc Mélenchon contre Éric Zemmour. L’un des thèmes principaux de la campagne présidentielle de 2027 devra être l’avenir de notre civilisation. Dans quelle direction notre société doit-elle aller? Quelle doit être son identité? Peut-on encore avoir une influence sur le bouleversement démographique et ethnoculturel de l’Europe et de l’Occident?
.Jean-Luc Mélenchon sait jouer la comédie. Quand il évoque le Grand remplacement, c’est selon lui celui des «générations», pas celui des peuples. Cela lui permet de faire d’une pierre deux coups: orienter son message vers la jeunesse et faire semblant de ne pas capitaliser sur les changements ethnoculturels que subit la France. Or, une part de plus en plus importante de la jeunesse française est issue de l’immigration arabo-musulmane et africaine. 30% des nouveaux nés ont désormais des origines extra-européennes. Comment parler de Grand remplacement sans parler de Grande remplacement? C’est là tout le talent du candidat de La France Insoumise à la prochaine élection présidentielle.
Lui qui a échoué de peu à atteindre le second tour en 2017 et 2022 sait que le temps joue à son avantage. Ou plutôt à l’avantage de ses idées, puisque lui-même aura 76 ans en 2027. D’un autre côté, il est conscient que pour gagner une élection présidentielle sans le soutien du système médiatique et financier, il faut avoir une certaine carrure et du charisme. En dehors de lui, personne dans son entourage politique ne semble taillé pour la fonction. Ce sera donc soit lui, soit personne.
.Face à lui, la droite a du mal à établir une ligne idéologique claire. Les Républicains, qui ne sont plus qu’un parti de notables locaux servant de force d’appoint au pouvoir centriste, n’ont plus aucune légitimité pour endosser le rôle d’opposant au Grand remplacement. La peur de froisser les barons empêche Bruno Retailleau, pourtant conscient de la catastrophe qui nous guette, d’adopter une ligne dure. Le Rassemblement National, de son côté, a choisi de sublimer la «France populaire». Celle des campagnes, des villages, des classes populaires et des petits commerçants, face aux «grands»: les élites, les corporations, les instances supranationales. Ce message peut plaire tant à l’ancien électorat de gauche (les ouvriers et une partie des paysans) qu’à celui de droite (via le poujadisme). La question de l’immigration et de l’islam n’est, pour Marine le Pen, que l’un des aspects du défi civilisationnel qui nous est lancé au XXIème siècle, c’est pour cela que le RN ne compte pas se focaliser dessus face à Jean-Luc Mélenchon.
Enfin, Reconquête est sans doute le parti de droite le plus offensif sur l’identité de notre civilisation. Éric Zemmour a enfourché le cheval de la lutte contre l’immigration massive il y a plus de 20 ans, et identifie ce sujet comme absolument majeur. Selon lui, l’immigration massive arabo-musulmane et africaine ainsi que la lâcheté des dirigeants français et européens est l’une des raisons principales de la crise que traverse la France. Du point de vue économique, par l’arrivée massive sur le marché du travail d’une main d’œuvre sous-qualifiée et pas chère empêchant la modernisation de nos secteurs et entraînant la fuite des talents français à l’étranger. Du point de vue budgétaire, car l’Etat est obligé d’engager des sommes colossales pour intégrer les nouveaux arrivants et réparer les dégâts causés lors des tensions qui se multiplient. Du point de vue culturel, puisque les immigrés apportent avec eux leurs traditions et leurs coutumes, souvent opposées aux nôtres, et refusent d’adopter celles du pays d’accueil. Du point de vue sécuritaire, par l’explosion des violences et des attentats sur tout le territoire français. Du point de vue de l’enseignement, par l’effondrement du niveau scolaire associé au laxisme de la gauche. Et même du point de vue diplomatique, car la France est désormais incapable de hausser le ton contre un pays musulman de peur de déclencher des troubles dans les banlieues ou de se mettre à dos les réseaux, de plus en plus influents, liés aux Frères musulmans.
Le seul domaine où l’immigration massive arabo-musulmane et africaine apporte un «plus» est le sport, et encore on est en droit de se poser des questions. Les cas de discriminations contre les enfants français d’origine européenne dans les clubs de football se multiplient, comme en a témoigné le journaliste sportif Pierre Ménès. Pourtant peu suspect de racisme il a tout de même été agoni d’injures de la part de la gauche et des journalistes de salon. De plus en plus de Français avouent qu’ils préféreraient que l’équipe nationale de football ne remporte pas de titres plutôt qu’elle le fasse en représentant si mal la société française. Est-ce ce genre de débat que nous souhaitons pour notre pays?
Éric Zemmour semble être le seul à porter ouvertement l’opposition au Grand remplacement (qui n’est plus une «théorie xénophobe d’extrême-droite», et ne l’a d’ailleurs jamais été) contre un Jean-Luc Mélenchon qui y voit une opportunité politique de premier ordre. Les deux hommes politiques savent que l’avenir de notre pays dépend de sa démographie. Ils sont conscients qu’une France où un tiers de la population est d’origine extra-européenne ne sera plus la France que nous avons connue. «Qu’importe!», répond la gauche progressiste, «la population de la France a toujours changé, nous avons toujours été une terre d’immigration!». C’est bien entendu faux: des invasions barbares à la seconde moitié du XXème siècle, la structure ethnoculturelle du peuple français ne subit quasiment aucun bouleversement notable. C’est d’ailleurs en partie grâce à cela que la France peut devenir un Etat-nation solide, alors que l’Espagne, par exemple, a longtemps été occupée par les Arabes et les Balkans par les Ottomans.
.Il devient de plus en plus difficile de dissimuler les effets délétères de l’immigration massive arabo-musulmane et africaine. Les responsables politiques français souhaitent désormais un «bon Aïd», fête durant laquelle les musulmans égorgent des moutons dans leur baignoire, ou parfois directement dans la rue ou dans des abattoirs illégaux, dans le silence assourdissant des défenseurs des animaux. Chaque match important du PSG (comme ces matchs de Ligue des champions) entraîne des échauffourées sur les Champs Elysées entre les «jeunes de banlieues sensibles» et la police. Le trafic de drogue gangrène un nombre sans cesse croissant de villes, alors que le plus gros cartel du sud de la France s’appelle «DZ Mafia», DZ signifiant Algérie. Il devient de plus en plus risqué de critiquer publiquement l’Islam ou de caricaturer Mahomet, ce dont le professeur Samuel Paty et les journalistes de Charlie Hebdo ont payé de leur vie. La viande commercialisée en Ile de France est quasi intégralement halal. Les attentats islamistes ont déjà tué des centaines de Français, sans parler de la violence du quotidien. Enfin, les Frères musulmans ont infiltré toutes les sphères de la société, des associations caritatives locales jusqu’à la Commission européenne.
On pourrait continuer ainsi pendant des heures. La gauche, elle, ose déclarer qu’il n’existe pas de racisme anti-Blanc, alors que les violences ethnoculturelles qui se déclenchent en France sont souvent dirigées contre les Français d’origine européenne. Ces derniers n’ont plus beaucoup de choix. Voter pour les partis de droite, déménager dans les zones reculées du territoire national, ou bien fuir la France. Les pays d’Europe centrale comme la Pologne passent encore pour des sanctuaires, mais il est indispensable que ces pays-là ne suivent pas l’exemple des pays d’Europe occidentale. Ne pas s’ouvrir à l’immigration de travail extra-européenne, n’accorder ni regroupement familial, ni droit du sol, ni aides sociales; procéder systématiquement à des expulsions si c’est nécessaire, empêcher les discours relativisant ou niant l’identité européenne et chrétienne de notre civilisation… Ce n’est qu’à ce prix que ces pays préserveront leur identité. Aux Polonais d’écouter les témoignages des Français qui s’installent en Pologne afin de retrouver un cadre de vie européen et mettre leurs enfants à l’abri tant des violences ethnoculturelles que du progressisme.
Les Français qui s’installent à l’étranger doivent aussi montrer l’exemple et respecter les traditions et l’identité des pays qui les accueillent, et surtout ne pas chercher à imposer l’idéologie progressiste qui a tant fait de mal à la France. Bien au contraire, il est de leur responsabilité de témoigner de ce qui n’a pas fonctionné dans leur pays d’origine et inciter les locaux à ne pas commettre les mêmes erreurs. C’est la mission civilisationnelle qui nous incombe. Les Français établis hors de France ne cessent pas d’être Français dès qu’ils sortent de leurs frontières. Ils contribuent au rayonnement de la France à l’international et continuent à participer à la vie démocratique française. Ils sont des ponts culturels et doivent utiliser ce rôle à bon escient, dans un esprit de respect et de préservation.
.Comment cependant les inciter à rentrer en France quand Bally Bagayoko, le nouveau maire LFI de Saint-Denis, donne l’impression d’inciter la jeunesse d’origine immigrée de banlieue à descendre dans la rue en cas de victoire de la droite à l’élection présidentielle de 2027? Ou quand le gouvernement procède au matraquage fiscal systématique de la classe moyenne? Ou bien surtout quand le pouvoir semble totalement ignorer la détresse d’une nation en voie de disparition? Le grand remplacement, que ce soit celui des générations ou du peuple entier, sera l’enjeu principal de la prochaine élection présidentielle, quoiqu’en disent les centristes mous et l’establishment médiatico-politique.
Nathaniel Garstecka-Billotte



