Je suis de la deuxième génération après l'Holocauste. Je vis en Pologne

Małka Shacham DORON

Fille de Frida Stary, première juive israélienne revenue à Rymanów après la Seconde Guerre mondiale. Il y a cinq ans, elle a acheté une maison où son arrière-grand-père tenait une boulangerie avant la guerre. Amoureuse de la Pologne, elle invite à visiter sa maison juive à Rymanów.

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L’antisémitisme existe depuis des milliers d’années. Qui le cherche, peut le trouver. Je ne le cherche pas, moi. Je peux dire que je me sens très bien à Rzeszów et Rymanów. Je ne me sens pas importune, au contraire – écrit Małka Shacham DORON

.Aussi longtemps que je m’en souviens, on m’a toujours demandé si j’étais Polonaise. Comme je suis née en Israël, je ne comprenais pas pourquoi cette question. Israël est un pays créé par les gens provenant de différentes parties du monde.

Quand j’avais quatre ans et je me suis regardée dans le miroir pour la première fois, j’étais choquée. Je me suis mise à pleurer. Ma maman m’a demandé pourquoi je pleurais. J’ai répondu que je ne voulais pas avoir les yeux bleus et la peau claire, mais que je voulais avoir les yeux bruns et la peau foncée comme tout le monde. Puis, à la maternelle, j’ai commencé à me poser des questions sur mon identité. Et pas seulement moi. Tous les enfants se demandaient d’où ils viennent, d’où vient leur famille et pourquoi ils sont en Israël.

Je suis de la deuxième génération après l’Holocauste. Ce que j’écris sur moi est vrai pour les autres : ceux dont les ancêtres étaient nés en Pologne ou quelque part en Europe. Alors quand j’écris « je », je veux dire « nous ». Nous qui sommes nés après la Seconde Guerre mondiale en Israël et ailleurs.

Ce texte est écrit en Pologne, pas en Israël, et c’est important pour moi. Je ne suis pas un touriste. Ça fait des décennies que je passe en Pologne chaque mois d’août. Depuis août 2016, j’habite à Rymanów. J’apprends un nouveau point de vue sur l’histoire que j’ai connue en Israël. Ici tout a l’air différent. Israël est loin et je suis seule. J’ai des livres et l’Internet ; des gens qui veulent me parler. Je suis une juive israélienne qui est devenue folle et est allée vivre en Pologne.

.Je suis née en Israël. Ma mère venait de Rymanów, mon père de Cracovie. Ils ont tous deux survécu à l’Holocauste. Maman, Frida Stary, a fui de Dynów vers Russie en 1939, et peu après, elle a été déportée en Sibérie, parce qu’elle a révélé qu’elle était Polonaise et qu’elle avait une boulangerie à Iwonicz et à Rymanów. Papa (musulman) était dans le ghetto de Cracovie, puis à Częstochowa ; il est passé par sept camps avant de retrouver la liberté après la libération de Buchenwald par les Américains en 1945. Il pesait trente-six kilogrammes à l’époque. Après la guerre, ils sont tous deux retournés en Pologne pour se faire une nouvelle vie ensemble. Ma mère a commencé les études à l’Université Jagiellonian. Ils se sont mariés en 1949. Le communisme sévissant en Pologne, ils ont décidé de partir en Israël. Maman gardait le souvenir de ce qu’elle avait vécu en Russie.

J’étais donc la fille des deux émigrés qui ne connaissaient pas un seul mot d’hébreu. Ils m’ont parlé yiddish pour que j’oublie polonais. Ils souhaitaient que je sois heureuse, que je mange beaucoup, que je m’amuse, que j’apprenne à jouer du violon.

Quand j’étais à l’école, on célébrait Yom HaShoah – le Jour commémoratif de l’Holocauste qui tombe toujours une semaine après le Jour de l’Indépendance d’Israël. Ce jour-là, on entendait des sirènes – à 11h00, tout le monde se mettait au garde-à-vous, y compris les enfants. Chaque année, on m’a demandé de reciter le poème « Haneder » d’Abraham Śląski qui évoquait les événements du passé que je ne pouvais pas comprendre. Comment était-ce possible ?

Quand j’avais dix ans, j’ai reçu de ma mère un bouquin intitulé « Il n’y a pas de papillons ici » contenant les poèmes et les dessins faits par les enfants du ghetto de Theresienstadt. Le livre a été publié à l’origine par Hanna Wołkow en Tchécoslovaquie, et ensuite en hébreu par Aba Kowner. Pour moi, c’était la première preuve de ce qui s’est passé à Theresienstadt. Je me souviens d’un poème qui m’a particulièrement marqué. Son auteur était Paweł Friedman. Il écrivait qu’il n’a pas vu de papillons parce que les papillons ne vivent pas dans le ghetto. J’emportais ce livre à l’école tous les jours ; je le montrais à tous mes amis. Je leur disais que ma grand-mère était probablement là et qu’il y avait des enfants dans le ghetto. Ma professeur était contente.

Quand j’avais douze ans, j’ai trouvé le journal d’Anna Frank dans une librairie. Cela m’a ouvert mon cœur et mon âme. Anna, comme moi, était une fille, elle aimait jouer et aimait bien ses amis, mais vivait enfermée. Moi, j’étais libre. J’ai ressenti un lien spirituel extrêmement fort avec elle. J’étais très triste. Moi aussi, je tenais un journal, j’étais amoureuse d’un collègue de classe. J’avais une belle robe, je jouais du violon quelques heures par jour, j’allais aux concerts. Je ne pouvais pas comprendre pourquoi elle avait subi ce sort. J’ai commencé à interroger mes parents sur l’Holocauste – ce qui s’était passé et comment ils avaient survécu. Je n’ai pas eu de réponse. Papa m’a dit que s’il me le disait, je ne le comprendrais pas de toute façon. Maman m’a promis qu’un jour elle me raconterait tout, et en attendant, je ne dois que jouer. J’ai pressenti qu’on me cachait quelque chose, qu’il s’agissait d’un énorme secret.

Beaucoup de gens venaient chez nous, les oncles et les tantes. Mes parents me les présentaient : Tante Franka, Tante Lola, Oncle Isaac. Mais je savais que ce n’était pas ma vraie famille. Je me demandais où étaient mes vrais oncles, tantes et grands-parents. Où sont-ils ? Etaient-ils nombreux ? Qu’est-ce qui leur est arrivé ? J’ai commencé à lire sur l’Holocauste, à chercher les réponses moi-même.

.Quand j’avais dix ans, je me suis enfuie de chez moi pour assister au procès d’Eichmann à Jérusalem. J’ai appelé ma mère, à partir d’un téléphone public, à son lieu de travail parce que nous n’avions toujours pas de téléphone à la maison. Je lui ai laissé une lettre dans la cuisine pour qu’elle ne s’inquiète pas. Je voulais voir de mes propres yeux à quoi ressemble un Allemand, à quoi ressemblent ceux qui avaient organisé l’Holocauste une fois portés devant la justice.

Je regardais Eichmann assis dans la salle d’audience et faisant des grimaces. Je me souviens de cette atmosphère, je me souviens de ces gens. On ne voulait pas me laisser entrer car les enfants n’étaient pas autorisés à assister à des procès. Le procureur Gideon Hausner a indiqué qu’il n’était pas seul puisque, à ses côtés, se levaient six millions d’accusateurs – victimes de l’Holocauste. En ce moment, je me suis rendue compte qu’il parlait des six millions de fantômes des tués, parmi lesquels plus d’un million d’enfants.

J’ai écouté les témoins et les victimes prenant parole à tour de rôle. J’ai vu l’évanouissement de Yehiel Dinur au moment où il donnait son témoignage, et son évacuation de la salle. Chaque jour, j’ai appelé ma mère au bureau afin qu’elle ne vienne pas à Jérusalem et ne me ramène pas. Je savais que quelque chose a changé.

Quand ma mère est venue me chercher à Jérusalem, je lui ai expliqué pourquoi c’était important pour moi d’être là. J’ai vu toute ma famille, je savais où ils étaient. Ils ne sont pas des fantômes. J’ai lu tous les livres de Ka-Tzetnik (Yehiel Dinur) et tous ceux d’Aharon Appelfeld. Je cherchais des livres sur les villes polonaises (shtetls, « sifrei Zikaron Shel ayarot yehoudiot »), j’ai demandé à mes parents de m’emmener avec eux aux Journées du Souvenir de Rymanów. Ils ont refusé. Ils m’ont dit que j’étais trop jeune.

J’ai compris que plus d’un million d’enfants avaient été tués dans l’Holocauste. J’ai commencé à faire des recherches. Quand je suis allée au lycée, j’ai décidé de maîtriser l’histoire jusqu’à obtenir un score maximum. Je voulais tout savoir. J’étais très naïve. La connaissance des manuels scolaires ne me suffisait pas. J’avais besoin des preuves, des témoins. Je cherchais des gens. Il n’était pas facile de les trouver. Ils étaient déjà tous Israéliens, ils avaient une nouvelle vie. Ils n’étaient plus des Juifs ayant peur de l’antisémitisme, des pogroms et de l’Holocauste. Ils avaient une nouvelle vie et un nouveau pays.

J’en voulais aux Juifs de ne s’être pas battus, d’être allés comme les agneaux à l’abattoir. Or, quand j’ai appris qu’il y avait des partisans juifs, j’étais fière. Quant à nous, la deuxième génération en Israël, nous avons cru que nous ne nous serions pas laissés tuer. Enfin, j’ai compris les méthodes que les Allemands ont mises en œuvre pour rendre les Juifs sans défense ; pour rendre leur vie insupportable au point de leur faire perdre l’envie de vivre.

À mon examen de baccalauréat, j’ai réalisé un résultat de 5 points à l’épreuve approfondie d’histoire. Ensuite, lorsque je faisais mon service militaire, j’ai compris, comme tous les jeunes en Israël, qu’il faut servir l’Etat afin que son armée soit forte et que la Shoah ne se répète jamais. Je ne voulais que l’histoire se reproduise plus jamais ni de ma vie ni de celle de mes enfants. L’avenir d’Israël, c’est notre avenir. Il faut que les Juifs ne soient pas une minorité, qu’ils aient leur Etat.

Après avoir terminé mon service militaire, j’ai regardé ma famille d’une perspective extérieure. Je me suis aperçue qu’il y avait des problèmes psychologiques, des problèmes d’alimentation, des problèmes de comportement et des problèmes de santé. Personne ne savait comment faire face aux problèmes de l’Holocauste. Dans l’armée, j’ai rencontré les gens dont les familles n’avaient pas survécu à l’Holocauste. J’ai compris qu’Israël a été créé par les rescapés de l’Holocauste qui ont émigré en Palestine. Leurs descendants avaient des craintes. Je n’étais pas la seule.

L’Holocauste était un sujet tabou inscrit dans le contexte de la vie en Israël. Tu es vivant aujourd’hui, tu peux ne l’être plus demain. Rien n’est certain. A tout moment, une menace peut se manifester, une guerre peut éclater. En tant que nouvelle génération, on était conscients qu’il faut faire tout à cent pour cent pour se préparer au pire. Les plus petits échecs, aux exercices sportifs ou aux jeux, on les prenait au tragique. Quand on est tombé malades, il fallait se rétablir immédiatement car, les parents avertaient-ils, « comment tu feras en cas de sélection? »

La Shoah, l’extermination, continuait à peser sur les esprits. On faisait tout pour être en bonne santé et prêt pour le pire. Je n’ai compris cela que lorsque j’étais dans l’armée et que je pouvais regarder ma famille d’une autre perspective, après notamment avoir rencontré les gens dont les familles n’avaient pas fait l’expérience de l’Holocauste. Quand j’avais vingt et un ans, après mon service militaire, mes parents m’ont invitée pour me montrer leur testament. Ils étaient prêts à mourir.

.J’ai lu beaucoup d’articles psychologiques sur la deuxième et la troisième génération après l’Holocauste. Le stress persiste. Deux psychiatres américains, Ryan Rosenthal et Stuart Rosenthal, ont examiné les représentants de ces deux générations. Dans les premières années du 21ème siècle, il a été constaté que le stress peut atteindre jusqu’à la troisième génération. Dr Anna Baranowsky, une chercheuse canadienne qui travaille sur les traumatismes, a développé un modèle de comportement de la deuxième et de la troisième génération. Ces traumatismes résultent du fait que les enfants et les petits-enfants ressentent le besoin, voire l’obsession, de savoir et de comprendre ce qui est arrivé dans le passé. Et aquand les parents ne veulent pas parler, même le silence résonne. L’enfant s’en doute que quelque chose n’est pas en ordre. Que ses grands-parents manquent, que sa famille manque. Si la génération des survivants de l’Holocauste ne sait pas se faire une raison, elle finira par transmettre le traumatisme aux générations suivantes. Les filles en sont davantage la proie que les garçons.

Dr Nathan Dorset, qui a créé en Israël la fondation Amha dont l’objectif est d’aider les victimes de l’Holocauste, affirme que les deuxième et troisième générations entendent et comprennent plus que la première génération. On n’a pas beaucoup parlé de l’Holocauste en Israël. A mesure que la première génération avance en âge, ils commencent à raconter leur enfance et leurs années de guerre à leurs petits-enfants. Ils transmettent aux petits-enfants la vérité sur l’Holocauste, la vérité sur ceux qui avaient été tué et dont il ne reste ni de tombes, ni de matzevot, ni aucune trace.

J’ai rencontré Amir Guttfreund dans l’armée israélienne. Il est, comme moi, représentant de la deuxième génération et auteur du livre « Notre Holocauste. » Je me suis aperçue que nous sommes liés par une communauté d’expériences propres à notre génération. Nos familles étaient similaires. En 2000, Guttfreund a publié un livre – un roman avec les thèmes autobiographiques – qui traite des gens qu’il connaissait et qui avaient survécu à l’Holocauste et lui racontent leurs vies. Quant à ses parents, ils avaient survécu à l’Holocauste, alors eux-mêmes enfants. Ils voulaient que leurs enfants mènent une vie paisible. En effet, quand des posaient des questions sur l’Holocauste, on leur répondait qu’ils connaîtront la vérité un jour. Dans son roman, les personnages ne sont pas en noir et blanc. Le héros porte en lui un secret. Son grand-père, Lolek, très avare, refuse de donner aux charités. L’autre grand-père veut vivre en fermier polonais en Israël. A la lecture de ce livre, j’ai découvert que je n’étais pas seule. Il y a beaucoup de gens comme moi et il faut s’intéresser à eux.

J’ai prié ma mère de publier « Le Cahier de Paul » en polonais et en hébreu. Quand elle est décédée, je me suis demandée comment faire. En collaboration avec l’Association Rymanów et la Mairie, nous avons créé les Journées du Souvenir à Rymanów et la Marche du Souvenir réunissant les Polonais et les Juifs.

Moi et mon fils Omri, nous avons acheté la maison de mon arrière-grand-père Abraham Stary. Le bâtiment était en ruine, destiné à être à démoli. Nous l’avons restauré. Les gens locaux nous ont beaucoup aidés.

Depuis cette année, j’enseigne la culture israélienne à l’Université de Rzeszów.

Chaque année en août, de nombreuses personnes du monde entier viennent à Rymanów. Juifs et non-Juifs. De la France, du Hong Kong, des États-Unis. Ces gens ont un contact avec la souffrance parce que de telles tragédies se produisent partout dans le monde – aux Juifs, aux Lemkos, aux Roms. Quand un dictateur arrive au pouvoir, il ramène toutes les minorités dans un « Babel. » Tout ce que nous faisons pour commémorer l’Holocauste à Rymanów, nous le faisons dans le cadre du groupe « La Rencontre de Rymanów. » C’est aussi avec les Polonais que je travaille et nous sommes tous amis ! Récemment, j’ai créé une fondation « L’Amour – Ahawa » qui fonctionne à partir de 2018.

Les gens nous comprennent ; à Rymanow, nous ouvrons nos portes et nos cœurs à tout le monde. Nous organisons les divers événements : l’ouverture de la Maison Juive, les mariages juifs, les fêtes juives, la Marche du Souvenir, des conférences, des ateliers, des soirées de musique et danse, des chants et des soupers du Sabbat. Tout le monde est le bienvenu. Nous prions avec le prêtre et le rabbin. Nous honorons la mémoire de Maria et Piotr Bolanowski qui sauvaient les Juifs. Dieu merci, il y a des gens qui ne se tiennent pas à l’écart, mais qui aident. Ensemble, nous prions côte à côte. Avant tout autre chose, nous sommes tous des êtres humains.

.L’antisémitisme existe depuis des milliers d’années. Qui le cherche, peut le trouver. Je ne le cherche pas, moi. Je peux dire que je me sens très bien à Rzeszów et à Rymanów. Je ne me sens pas importune, au contraire. Je vois beaucoup de signes d’intérêt. Les gens me posent des questions sur les questions juives, sur Israël.

Dans son livre « La Pologne, un pays vert », le professeur Aharon Appelfeld aborde le sujet de la deuxième génération. Le héros du roman ressent une crise familiale. Il voyage d’Israël en Pologne, la belle Pologne. Il le croit son devoir de découvrir la vérité sur ses parents. Il arrive au village où ses parents étaient nés. Il y rencontre une paysanne, Magda. Elle lui raconte que quand dans la jeunesse elle travaillait pour ses grands-parents. Elle connaissait très bien ses parents. Elle a vu sa famille et tous les Juifs du village assassinés. Le héros reste à la campagne, commémore et réfléchit sur le passé. Il tombe amoureux de Magda et apprend davantage sur elle. Malgré une vie difficile, la fille n’a rien perdu de son humanité. C’est ce qui le pousse à se regarder au fond de lui-même et de sa vie. C’est une histoire de l’amour des deux personnes mûres. Du destin. Chacun d’eux ese trouve à la croisée des chemins. Privés d’illusions, ils ont une approche réaliste à la vie. Ils ne se mentent pas et ne se créent pas d’illusions l’un face à l’autre. Ce livre parle aussi de moi.

Maintenant, quand je suis en Pologne, je vois ma vie, ma famille, l’Holocauste et les relations entre les Juifs et les Polonais autrement. Je peux mesurer à quel point nous sommes pareils. Les Polonais, eux aussi, ont beaucoup souffert pendant la guerre. Certes, il y avait ceux qui en ont tiré profit, mais de telles personnes existent toujours. J’apprécie beaucoup les Polonais que j’ai rencontrés à Rymanów et à Rzeszów. Chaque jour que je vis en Pologne, j’apprends quelque chose de nouveau.

« Sache d’où tu viens, où tu vas, et devant qui tu auras un jour à rendre des comptes. D’où tu viens : d’une goutte putride ; où tu vas : en lieu et place de poussière, de pourriture et de vers ; et devant qui tu auras un jour à rendre des comptes : devant le Roi des rois, le Saint béni soit-Il. » (Michna Avot 3:1)

Małka Shacham Doron

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